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| TutoFOP : la formation
de formateurs à la carte
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Accueil > Se tenir au courant
: les résultats de l’enquête TutoFOP
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Les résultats de l’enquête
TutoFOP
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Pour réaliser
l’analyse de la demande de formation des formateurs
de CFA et CFPPA, TutoFOP a, en janvier 2002, mis un
questionnaire en ligne accessible via Internet.
Grâce à la coopération active des
délégués GRAF, chargés de
la FCPA, et des relais conseil, 579 formateurs et 99
directeurs ont participé à cette enquête.
Leurs réponses ont permis :
- d’identifier et de caractériser les
activités professionnelles des formateurs et
leurs évolutions,
- de mieux connaître les situations de travail,
les contraintes et les projets des formateurs,
- de comprendre les organisations dans lesquelles
les formateurs travaillent.
Les éléments
d'analyse présentés dans les pages qui
suivent ne doivent pas être considérés
comme une modélisation des centres et de la population
des formateurs de CFA et CFPPA. Ils sont seulement le
reflet de la situation actuelle. Au-delà de leur
simple recensement, nous avons cherché à
comprendre les attentes des formateurs au regard de
leur perceptions du métier, des valeurs qui les
sous-tendent et de la diversité des organisations
des centres… pour dessiner les contours d'une
véritable demande de formation et proposer un
dispositif que nous espérons adapté aux
contraintes et aux besoins d'évolution professionnelle
de chacun et des équipes.
Vous pouvez accéder aux résultats
dans les pages ci-dessous ou télécharger
le fichier des résultats
de l’enquête (format PDF, 304Ko, 3 pages)
pour avoir une version imprimable. Pour lire les documents
au format PDF, vous devez être équipé
du logiciel Acrobat Reader version 3.0 ou supérieure.
(Pour télécharger
ce logiciel, consulter l’aide
en ligne).
Les résultats de l'enquête
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- Les
formateurs et leurs activités |
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- Une seule profession,
quatre visions du métier |
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- Les formateurs et les
TIC |
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- L'organisation des
CFA et CFPPA |
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- Les principaux
enseignements de cette enquête |
| Les formateurs
et leurs activités |
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Une
population diplômée
Les 2/3 de la population de formateurs sont, au moins,
titulaires d’un diplôme de niveau bac +
3 et 47% ont un niveau Bac+4 et plus…. On remarque
que les femmes sont plus diplômées que
les hommes (73,6% d’entre elles ont un diplôme
de niveau 2 pour 57,6% des hommes) et que les nouveaux
formateurs" sont aussi plus diplômés
que les formateurs anciens dans le métier.
Une population expérimentée
qui travaille à temps plein
64% des formateurs travaillent depuis plus de 5 ans
en tant que formateur, les formateurs de CFPPA ayant
une ancienneté plus importante.
Ils sont 76% à avoir vécu une autre expérience
professionnelle. Parmi ceux-là, la moitié
ont travaillé plus de 5 ans dans d’autres
secteurs d’activités.
75% des formateurs travaillent à temps plein
(de façon significative, les femmes sont plus
nombreuses à travailler à temps partiel
ou à temps incomplet).
Si le CDI reste le contrat de travail le plus fréquent,
les "jeunes" sont plus nombreux à travailler
en CDD (20% de CDD en plus chez les moins de 35 ans).
On constate aussi que les femmes sont plus nombreuses
que les hommes (à âge et à diplômes
équivalents) à travailler en CDD (10%
de CDD en plus chez les femmes).
Un champ d’activités
aux contours variables
L’analyse des activités réalisées
par les formateurs permet de caractériser une
culture professionnelle commune centrée sur la
relation pédagogique. Le périmètre
de cette culture commune varie cependant selon le type
de centre dans lequel le formateur travaille.
Ainsi, un formateur de CFPPA déclare une plus
grande diversité d’activités qu’un
formateur de CFA. Cela dit, plus la taille du centre
augmente et plus les formateurs ont des activités
diverses.
Les formateurs sont polyvalents dans les centres qui
privilégient l’interaction et la synergie
au sein de leurs équipes, et plus spécialisés
dans les centres qui affichent une organisation formelle
ou une démarche qualité. Bien qu’elle
permette au centre de réaliser un plus grand
nombre d’activité, cette spécialisation
entraîne toutefois une réduction du champ
d’action de formateurs.
Le formateur : expert ou facilitateur
?
Alors que les formateurs s’attribuent un rôle
d’expert-pilote chargé de transmettre des
connaissances et de piloter des parcours de formation
(organiser ou construire des ressources pédagogiques,
manager ou coordonner une action de formation, mettre
en œuvre une démarche qualité dans
une action de formation, organiser et animer une équipe
de travail), les directeurs leur confèrent plutôt
un rôle de formateur-accompagnateur plus opérationnel
et plus technique (accueillir et orienter des candidats,
élaborer des rubans pédagogiques, évaluer
les apprentissages…).
Formateurs et directeurs s’accordent cependant
sur la moindre importance future des activités
traditionnelles de formation (face à face, évaluation…)
au profit d’activités participant de la
conception et du "pilotage" des formations.
Leurs avis se rejoignent aussi sur la nécessité
de développer l’individualisation des formations
et la validation des acquis.
Les besoins de professionnalisation
Comme le montre le graphique ci-dessous, on constate
que, d'une façon générale, les
formateurs doutent de leurs compétences, notamment
pour les activités relevant du pilotage ou de
la gestion de dispositifs de formation. En conséquence,
la grande hétérogénéité
des réponses imposera des réponses formation
différentes.
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| Une seule profession,
quatre visions du métier |
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L'analyse des données
recueillies permet de dessiner quatre visions du métier,
chacune pouvant être caractérisée
par des représentations particulières
de l'emploi de formateur, des différentes dimensions
de son travail et des savoirs nécessaires.
Cette typologie n’a pas pour objectif de réduire
les formateurs à des stéréotypes
mais doit permettre d’adapter les contenus et
les modalités de formation à la diversité
des personnes.
"Transmettre des connaissances
et des savoir-faire" - 24% de la population
La population de formateurs composant ce groupe se
caractérise par un périmètre d’activités
assez restreint articulé autour de situations
traditionnelles (face à face, production de rubans
pédagogiques et de ressources…). Si la
perception qu'ils ont du métier de formateur
est proche de celle des directeurs, ils craignent cependant
de ne pas trouver de place dans la nouvelle organisation
du travail qui semble se dessiner dans leur centre.
Parce que les savoirs pratiques issus directement
de l’expérience professionnelle fondent
leurs compétences, ces formateurs doutent de
la pertinence du nouveau "modèle de compétences"
qui est mis en avant aujourd’hui. Réticents
à ce nouveau modèle, ils appréhendent
toute nouvelle formation. Cette appréhension
est d’autant plus forte que la formation apparaît
paraît souhaitée par leur centre.
En conséquence, ces formateurs, proches de l'autodidaxie,
montrent un réel intérêt pour un
dispositif de professionnalisation en FOAD, garant de
l'indépendance qu'ils recherchent.
"Former en situation professionnelle"
- 6% de la population des formateurs
Les formateurs de ce deuxième groupe privilégient
les activités liées aux situations de
formation proches du travail (former en situation de
travail, transmettre des savoir-faire professionnels,
gérer l’alternance centre/entreprise…).
Mais de façon un peu paradoxale, ce n'est pas
la voie qu'ils choisissent prioritairement pour se former.
Ils attachent beaucoup d'importance aux savoirs disciplinaires
qui leur assurent autonomie et obtention de titres et
diplômes. Sensibles à une logique de reconversion
permanente, ces formateurs recherchent des formations
"lourdes", qualifiantes et "diplômantes"
qui élargissent leur champ de compétences
pour envisager des ré-orientations professionnelles
et gérer leur carrière ou… rechercher
un emploi qui valorisera leurs acquis professionnels.
Ces formateurs considèrent la formation ouverte
et à distance comme peu compatible avec leurs
objectifs. Mais la grande souplesse des apprentissages
proposée par ces dispositifs répond à
leur besoin d’autonomie.
"Organiser et faciliter
les apprentissages" -38% de la population
Avec un large spectre d’activités orientées
vers l’ingénierie, l'animation et le pilotage
de formations ou d’équipes, les formateurs
de ce troisième groupe pensent leur évolution
professionnelle à travers celle de leur centre.
Vouloir se former pour élargir leur champ de
compétences constitue pour ces formateurs une
véritable expression d’appartenance à
un collectif de travail.
La formation doit leur permettre d’acquérir
les savoirs d’organisation perçus comme
nécessaires à la réalisation d’activités
spécifiques sur le champ du travail afin d’anticiper
ou de s’adapter aux changements (perçus
de façon positive) de leur centre, de découvrir
ou de perfectionner des pratiques, mais toujours avec
un objectif de performance précis.
"Accompagner les apprenants"-
23% de la population
La perception de leur métier est proche de celle
des directeurs et les activités traditionnelles
de formateur comme l’accueil, le positionnement
et la formation des stagiaires occupent une place centrale
dans leur travail. Ils semblent cependant redouter un
élargissement des activités pouvant conduire
à la dissolution de la qualification professionnelle
et des équipes de travail, c’est-à-dire
à une disparition de la vision du métier
à laquelle ils tiennent. Cette crainte semble
d’autant plus forte que ces formateurs ne se sentent
pas totalement reconnus dans leur travail et qu’ils
craignent une dérive "marchande" de
leur activité.
Pour peu qu'elle se centre sur les savoirs professionnels
qui articulent les savoirs pratiques et techniques,
la formation renforcera son image sociale du formateur
et assurera au formateur une reconnaissance interne.
Les individus de ces deux derniers groupes constituent
une population particulièrement motivée
par les formations "entreprise" ou les formations
"action". Les dispositifs de professionnalisation
FOAD apparaissent être une alternative crédible
aux dispositifs "classiques" de formation
qui ne sont pas toujours adaptés à leurs
besoins… pour peu que le lien "formation/socialisation"
soit assuré.
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| Les formateurs et
les TIC |
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Dans 55% des centres enquêtés,
les formateurs disposent d’un ordinateur individuel
(7% en monoposte et 48% en réseau). 15% des centres
ne proposent pas une boîte à lettres électronique
aux formateurs.
La grande majorité des formateurs interrogés
utilisent Internet pour la recherche d’informations
(90% des formateurs) et l’usage de la boîte
à lettres (75% des formateurs).
22% des formateurs interrogés ont déjà
participé à une visioconférence
dont 5% en tant qu’organisateur.
Seulement 5% des formateurs ont participé (ou
participent) à une formation en ligne (2% en
tant qu’apprenant, 2,6% en tant qu’animateur…).
12% des directeurs interrogés déclarent
ne pas souhaiter doter les formateurs d’un ordinateur
personnel sur leur bureau.
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| L'organisation des
CFA et CFPPA |
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Les centres dans lesquels
travaillent les formateurs peuvent être appréhendés
selon quatre types d’organisation qui génèrent
des logiques de formation-emploi différentes.
Dans les centres organisés en «
pôles autonomes» (49% des centres)
la prise de décision démocratique assure
un engagement des différents acteurs vis-à-vis
de la formation. Les dispositifs de FOAD, plus souples,
semblent mieux répondre aux attentes de l’organisation
et des formateurs que les dispositifs « classiques
».
Dans une organisation de type «
adhocratique » (16% des centres) sans réelle
spécialisation, où la culture commune
et la négociation se substituent à la
structure formelle, la formation joue un rôle
essentiel dans la cohérence et l’efficacité
du collectif de travail. Le processus de formation est
plus important que le contenu et les dispositifs de
FOAD répondent parfaitement à ce type
d’organisation et à ses acteurs.
Dans une organisation de type «
bureaucratique » (24% des centres) où
les titres, diplôme ou statuts sont les principaux
éléments de gestion des compétences,
les innovations y génèrent des conflits,
et sont souvent mal accueillies. S’appuyant sur
une forte division du travail, cette organisation fonctionne
en suivant des règles et des méthodes
qui semblent prévenir et limiter les besoins
de négociation et de formation.
Dans une organisation de type «
petite entreprise » (10% des centres) où
la division du travail est imprécise, la différenciation
des activités entre formateurs est faible. On
note aussi que cette organisation donne au directeur
un rôle important de prescripteur de formation.
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| Les quatre enseignements
de cette enquête |
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Les formateurs de CFA et
CFPPA ont bien une culture professionnelle commune centrée
sur la relation pédagogique. Cependant ils expriment
4 visions distinctes du métier qui engendrent
des rapports au savoir et à la formation très
différents.
Si formateurs et directeurs semblent d'accord sur la
nécessité de développer les activités
liées à l’ingénierie de formation,
les formateurs expriment un besoin de professionnalisation
de leurs pratiques dans ce domaine.
On constate également que les formateurs utilisent
davantage les TIC comme des outils de recherche d’information
que comme des outils de formation ou de travail collaboratif.
Pour certains, la sensibilisation ou la formation aux
outils spécifiques de la formation à distance
(plate-forme, forum, …) constituera un préalable
à une entrée dans un dispositif de formation
faisant appel à ces technologies.
Enfin, dans certains centres où la formation
n'est pas perçue comme un outil ou un levier
du changement, le dispositif de formation ne pourra
être efficace que dans la mesure où il
incite à une dynamique de capitalisation et de
mutualisation des compétences.
Pour conclure, TutoFOP ne peut pas proposer une seule
réponse formation. Un dispositif flexible, proposant
des parcours individualisés de formation, semble
bien adapté à cette diversité des
publics cibles, et des organisations. Par ailleurs,
la réponse formation devra s’effectuer
dans une démarche de co-construction où
la négociation entre les formateurs, les directeurs
et les prescripteurs de formation, sur les contenus
et modalités pédagogiques, assurera une
véritable dynamique d’engagement en formation.
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